Art & Design

ENSA Dijon

Nos Ateliers de Recherche et de Création (ARC)

Entre réflexion théorique et production plastique, entre champs de l’art et du design, entre contribution personnelle et création intensément collective, les Ateliers de Recherche et de Création (ARC) sont des entités pédagogiques, des espaces de réflexion et de travail, qui ont pour spécificité d’être obligatoirement transversaux et codirigés pour garantir une pluralité de points de vue.

Chaque ARC propose un enseignement à la fois théorique et pratique, et fait appel à un grand nombre d’interlocuteur·rice·s extérieur·e·s (chercheur·e·s, experts, artistes, designers, etc.) qui sont convié·e·s dans le cadre d’une conférence, d’un workshop, ou d’une journée d’étude ou colloque.

Les ARCs ne se substituent ni aux cours, ni aux entretiens individuels ou aux séances d’accrochage critique organisées avec les étudiant·e·s. Ils résultent d’une démarche transversale et transdisciplinaire, qui les inscrit entre recherche fondamentale et enseignements spécifiques, permettant l’émergence de la création, de l’innovation et de leur projet de recherche plastique.

Au travers de toutes les phases du processus de création, de la conception à la monstration finale, les étudiant·e·s s’impliquent en intervenant de manière autonome et en même temps interactive avec le groupe, avec pour objet la réalisation d’un projet d’envergure, sous l’autorité et les échanges critiques des enseignant·e·s, expert·e·s et autres artistes invité·e·s.

L’inscription à un ARC est obligatoire pour chaque étudiant·e dès son entrée en 2e année.

ARCs 2020 – 2021 :

  • Action Comics
  • Art et anthropocène
  • Arts du son
  • Installations, expériences, méthodes
  • Interfaces art/science et dispositifs d’espace
  • Mutations urbaines (Muur)
  • Nouveaux commanditaires et relations au vivant
  • Pratiques contemporaines de la peinture
  • Pratiques incorporées : États de corps et situations
  • Profession artiste

Action Comics

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s :
    Luc Adami, Pascale Séquer, Marta Alvarez, maîtresse de conférence, UFR SLHS à l’université de Franche-Comté
  • Créneau : Jeudi 14h-18h (hebdo.)

Depuis les années 40, réapparaissent régulièrement dans le cinéma populaire les super-héros et les super-héroïnes, personnages iconiques et surdimensionnés. De filiation mythologique grecque, romaine ou scandinave, ces figures héroïques se retrouvent dans la culture populaire et le folklore. Dotées de pouvoirs d’origine divine, magique, scientifique ou technique, elles accomplissent, dans des mégapoles, des actes super-héroïques, grâce à leurs superpouvoirs, et malgré tout, elles ont aussi leurs failles et leurs faiblesses.
En partant de leur grande popularité, qui rend compte d’une identification dont la nature nous interroge, nous questionnons ces personnages super-héroïques en tant que figures d’émancipation à partir de trois axes de recherche :

  • Le corps des méta-humain.e.s et ses deux formes de corporalité : une identité d’homme ou de femme ordinaire dans la vie civile. Une identité d’homme ou de femme augmentée grâce au costume.
  • Les affects en lien avec son identité secrète : l’origine des superpouvoirs est souvent obscure ou dévoile des généalogies difficiles à assumer.
  • La ville : ces personnages semblent liés à une spatialité singulière et urbaine.

Les étudiant.e.s de l’arc réalisent un portrait photographique du super-héros ou de la super-héroïne et une courte séquence vidéo-sonorisée de l’instant de bascule : lorsque la personne ordinaire endosse le costume de super-héro-ïne et se transforme en méta humain.e.
Nous travaillons en collaboration avec Marta Alvarez, maîtresse de conférence à l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté, et les étudiant.e.s de l’unité Audiovisuel de la faculté de Franche-Comté. Indiana Lods, doctorante travaillant sur l’afrofuturisme-héros-superhéros et Mélanie Joseph-Vilain, professeure à l’Université de Bourgogne et responsable de l’équipe de chercheurs Individu et Nation accompagnent notre démarche. Pour enrichir la recherche, sont prévus dans l’année des ateliers pratiques avec des technicien.e.s du cinéma, des workshops, des rencontres et la diffusion de films suivis de débats, ainsi qu’une demi-journée d’étude « Super-Héros » à la faculté de Franche Comté.

Les travaux seront présentés lors des Journées de l’émancipation organisées par la faculté de Franche-Comté au mois de juin.

Compétences développées :

Développement d’une culture et de problématiques spécifiques hybridant art et cinéma.

Évaluation :

  • Contrôle continu
  • Mise en espace des recherches en fin de second semestre.

Critères d’évaluation :

  • Assiduité.
  • Participation, échanges, entraide.
  • Pertinence de la proposition.
  • Qualité plastique.

Art et anthropocène

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s :
    Carlos Castillo, Paul Ardenne, historien de l’art / Christiane Geoffroy, artiste / Philippe Cousinié, ingénieur agronome et expert transdisciplinaire pour le ministère de l’agriculture
  • Créneau : Jeudi 14h–18h (hebdo.)

L’Arc Art et Anthropocène souhaite développer une manière de concevoir et d’expérimenter l’art aujourd’hui, en tenant compte des enjeux écologiques (dérèglement climatique, santé planétaire et état des ressources), des nouveaux comportements et des récits liés aux changements radicaux que doit engager notre société. Comment créer, plasticien.ne.s, au regard de cette nouvelle donne ? Comment promouvoir un art qui sollicite la prise de conscience écologique de façon pertinente ?
L’Anthropocène appelle des transformations, sources d’imagination et de créativité, dans le respect de la nature et de la vie. Elle remet en cause nos représentations et nous pose de nouveaux questionnements :

  • Quels liens devons-nous recréer avec la Terre et le vivant ?
  • A quoi serons-nous confrontés : effondrements, bouleversements, basculements, incertitudes, instabilités, renoncements ?
  • La reconnexion à la nature et à son esthétique n’est-elle pas primordiale pour les arts ?

L’Arc propose des séances en interne, mais aussi avec des artistes et théoricien.ne.sinvité.e.s, sur des sujets qui poseront les bases et les enjeux de la création plastique et de l’art actuel.
Paul Josef Crutzen, prix Nobel de chimie, a proposé le terme Anthropocène en 1995, un terme dorénavant relayé par tous les médias de manière massive. Celui-ci inspire un mouvement artistique mondial. Les travaux des artistes de l’Anthropocène adoptent les formes les plus diverses. Leurs œuvres, parfois dématérialisées, empruntent aux techniques d’investigation des scientifiques, des journalistes et des lanceurs d’alerte. Ils s’inspirent également des pratiques qui sont celles des paysans ou encore des peuples autochtones.

L’ARC Art et Anthropocène se veut un lieu d’échanges, de recherche, de création, de production et de ressources. Il est appelé à être animé tout au long de l’année pédagogique (plusieurs conférences et interventions). Les intervenants sont des spécialistes du monde de l’art, des sciences humaines et des sciences dites « dures » (partenariats avec la MSH, l’INRA, Agrosup, l’École urbaine de Lyon…).

Une ou deux journées d’étude sont envisagées, qui ont pour thème « L’art et culture de l’Anthropocène ». Dates : 13 et 14 avril 2022. Organisation : Paul Ardenne, Carlos Castillo et Christiane Geoffroy.

Une exposition des étudiants de l’Arc et des travaux choisis lors du workshop de mars 2022 seront visibles dans l’ancienne église Saint Philibert (semaine du 11 avril 2022), durant la ou les journées d’études. Moment fort : la visite de l’exposition, en milieu d’après-midi, en compagnie des intervenants invités, base d’échanges et de discussions avec les étudiants participants.

Activités parallèles :

  • Visites d’ateliers d’artistes.
  • Organisation d’événements liés aux recherches des étudiants mis en relation avec l’art contemporain.
  • Projets de voyages et visites d’expositions étalées dans le temps : centres d’art, galeries, musées, foires internationales et visites de laboratoires scientifiques et d’industries.

Compétences développées :

  • Facilité à la de prise de parole au regard du travail mis en œuvre.
  • Mise en perspective des recherches, outils et techniques.
  • Elaboration d’une méthode de travail.
  • Analyse et mise en évidence des propos conceptuels des œuvres produites.

Évaluation :

  • Suivi continu.
  • Accrochages individuels et collectifs, débats en interne et avec les personnalités invitées.

Critères d’évaluation :

  • Assiduité.
  • Qualité et pertinence du travail fourni.
  • Capacité à mettre en perspective les projets et à citer ses enjeux.
  • Investissement personnel.
  • Origine et progression du projet, cohérence, structuration de la démarche. 🖉 Prise de risque, production, présentation des travaux, qualité des réalisations.

Arts du son

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s :
    Jean-Christophe Desnoux, Lambert Dousson et Nicolas Thirion, artiste associé, directeur artistique de Why Note
  • Créneau : Jeudi 14h–18h (hebdo.)

Quand on dit Arts du son, on utilise un terme un peu fourre-tout qui englobe les musiques électroniques expérimentales, les bricolages sonores acoustiques ou électriques, les performances qui jouent avec les espaces, les installations sonores… tout ce qui sort en fait des formats consacrés rock, pop, jazz ou électro… mais les arts du son peuvent aussi représenter, plus qu’un genre bien spécifique, une attitude, un rapport aux sons, un faisceau de pratiques, aussi bien apparentés aux musiques contemporaines qu’aux mondes de la performance et des arts plastiques.

Pour des compositeurs comme John Cage dès les années 50, et plus tard Alvin Lucier, James Tenney ou La Monte Young, il s’agissait de proposer à la fois pour les interprètes et pour l’auditeur de véritables expériences d’écoute, jouant avec les paramètres mêmes du son : distorsion du temps, déploiement des sons dans l’espace acoustique, jeu avec les dynamiques, du quasi inaudible jusqu’au très très fort… Pour les créateurs sonores d’aujourd’hui, il s’agit de repenser nos rapports à l’écoute, aux codes du concert et du spectacle, aux genres musicaux.

L’Arc Arts du son propose une série de rencontres, conférences et workshops à la découverte des esthétiques et pratiques des arts du son, à destination des étudiant.e.s de l’ENSA Dijon, musiciens instrumentistes ou électroniques ou non-musiciens.

Ils mettent notamment à disposition des étudiant.e.s un instrumentarium singulier – mini-synthés, planches à clous, micros-contacts, consoles de mixage mise en feedback, magnétos K7… et les invitent à inventer collectivement leur propre vision et interprétation d’œuvres emblématiques des musiques expérimentales – partitions-textes ou notations graphiques.

Cette année, l’Arc sera construit autour d’ateliers thématiques et de rencontres avec des artistes, notamment ceux invité.e.s dans le cadre de la saison Ici l’Onde de Why Note… Les étudiant.e.s développent des projets personnels ou en petits groupes qui trouvent leur aboutissement en fin d’année, dans le cadre de la saison Ici l’Onde ou pour des événements spécifiques dans et hors de l’école.

Compétences développées :

  • Approfondissement des connais­sances (théoriques, historiques, pratiques) du médium son et de la musique (mise en espace, pensée du geste, jeu collectif…)

Évaluation :

  • Réalisation(s) sonore(s), participation aux cours et aux workshops ainsi qu’aux concerts associés.

Critères d’évaluation :

  • Qualité de la recherche et de la mise en œuvre pour des travaux sonores liés ou non à l’image, l’espace, l’objet…
  • Justifications et références des partis pris.
  • Investissement dans la recherche et la création.

Installations, expériences, méthodes

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s : Sammy Engramer, Didier Marcel
  • Créneau : Mardi 14h–18h (semaine paire)

L’Arc est un espace ouvert et collectif qui est une réponse évidente à la philosophie des apprentissages. Elle trouve toute légitimité dans une appréhension différente de la notion de recherche au vu des modèles universitaires excessivement parcellisés. La sculpture et l’installation sont des pratiques qui s’envisagent d’autant mieux collectivement qu’elles imposent une immersion dans des procédures exigeantes. L’étudiant·e se projette avec concentration dans une disponibilité perceptuelle « sans limites » où il·elle ne doit rien s’interdire à priori dans le champ des expérimentations conceptuelles et factuelles. La conscience n’est affinée qu’au contact des réalisations qui demeurent l’émanation.

Evénements connexes :

  • Séquences théoriques.
  • Invitations d’artistes.

Compétences développées :

  • Connaissance, expérimentation et maîtrise des dispositifs plastiques dans le champ élargi de la sculpture et de l’installation.
  • Élaboration d’une méthode de travail à partir des intentions de l’étudiant.
  • Analyse et mise en évidence des problématiques conceptuelles et factuelles des projets de volume et installations.

Évaluation : Accrochages collectifs et débats au cours des deux semestres

Critères d’évaluation :

  • Investissement personnel.
  • Présentation des travaux.
  • Origine et évolution du projet.
  • Inscription culturelle du travail.
  • Qualité des réalisations.

Interfaces art/science et dispositifs d’espace

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s : Sammy Engramer, Didier Marcel
  • Créneau : Mardi 14h–18h (hebdo)

La société actuelle est confrontée à de nouveaux enjeux et la séparation entre art et science n’est plus aussi segmentée. L’innovation nécessite aujourd’hui une approche interdisciplinaire où l’art et la science s’inspirent et se renforcent mutuellement de leurs pratiques et de leurs recherches. On assiste à de nombreuses approches nouvelles ou les chercheurs, les artistes, les designers et les architectes, collaborent, échangent leurs savoirs et leurs pratiques, créent de nouveaux contextes de connaissance et d’expérimentation, présents à travers notamment des installations d’art contemporain qui se fondent sur des problématiques liées à la science et à l’art, au regard des dispositifs d’espaces qui sont réalisés. Depuis plusieurs siècles un territoire commun s’est institué entre les arts et sciences et ce rapprochement tend aujourd’hui à se consolider. Plus particulièrement depuis ces 30 dernières années, bon nombres d’artistes contemporains travaillent autour de ce territoire de rapprochement et créent de véritables dispositifs d’espace, des espaces physiques de perception, qui révèlent ces interfaces s entre art et sciences et témoignent d’un dialogue et d’une synergie nouvelle.

DISPOSITIFS MAGNETIQUES

Après une courte présentation scientifique qui permettra de se familiariser avec les notions, de champs magnétique, il s’agira à d’élaborer des dispositifs très simples à partir de champs magnétiques permettant de créer des objets capables de se transformer et de se déplacer. Le processus d’expérimentation empruntera à la science des protocoles d’essais similaires à ceux pratiqués dans les laboratoires, pour tester et expérimenter l’action des champs magnétiques sur des objets, selon leurs potentialités de réaction.

Il permettra de concevoir des objets simples, interactifs qui se déplacent, se transforment, interagissent sous l’action de champs magnétiques pour constituer des installations miniatures.
Pour cette conception nous aurons recours à différentes modalités de fabrication à partir de pliages, de découpes laser ou encore d’impressions 3D.
L’objectif de cette exploration sensible est de développer notre capacité à produire une narration et une émotion, autour d’une relecture de notre compréhension d’une forme d’interaction souvent imprévisible avec notre environnement. Ce travail mettra en question notre capacité à nous inscrire dans un monde instable, de tenter de répondre à ses sollicitations, de façon à interroger nos possibilités de « maîtrise » et ou la « non maîtrise » de cet environnement.

*« dispositifs magnétiques » se situe dans le prolongement d’un symposium « 3D/4D » réalisé à l’Ecole  Polytechnique en septembre 2019 à l’Ecole Polytechnique dans le cadre de la Chaire Art et Science et sous  la direction de Giancarlo Rizza, physicien/chercheur, Antoine Desjardin, artiste et Laurent Karst,  architecte/designer 

Compétences développées :

  • Esprit d’expérimentation et de recherche 
  • Sens esthétique 
  • Curiosité 
  • Intuition 

Évaluation :

  • Objet,  
  • Installation 
  • Vidéo,  
  • Dessin 
  • Photographie 

Critères d’évaluation :

  • Assiduité 
  • Méthode 
  • Création 
  • Inventivité 
  • Capacité à formaliser un scénario ou un récit 

Mutations urbaines (MUUR)

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s : Laurent Matras, Leïla Toussaint
  • Créneau : Jeudi 14h–18h (hebdo.)

Nous évoluons dans un monde qui bouge et qui change très rapidement. La revue trimestrielle We Demain révèle quelles sont les initiatives technologiques, économiques, énergétiques, médicales, environnementales, alimentaires, artistiques, qui changent le monde et remettent chaque jour un peu plus l’individu au cœur du système dans une nouvelle économie de partage.

Dans la veine des multiples initiatives présentées dans la revue We Demain, l’Arc Muur propose d’imaginer de nouvelles pratiques, de nouvelles propositions, de nouveaux projets, de nouvelles utopies dédiées à l’espace public.

La ville évolue vers la ville durable, la ville sociale. Ces changements questionnent de façon vive et active les réflexions/actions sur l’espace public, l’habitat, les échanges, les déplacements…

À partir d’un corpus théorique et d’expérimentations que nous rassemblons, nous nous attachons à comprendre, intuiter, expérimenter de nouvelles formes, de nouvelles attitudes, de nouvelles typologies.

Expérimentations prospectives, installations, projections, provocations. Travail in situ avec des partenaires (Grand Dijon, associations de quartier, entreprises).

Le projet sur lequel nous travaillons cette année est l’îlot de fraîcheur dans l’espace public.  Si cela est possible, l’un des aboutissements pourrait être le workshop prévu en mars 2022 à Wuhan  (Chine) sur le même thème. 

Il sera composé d’ateliers, d’expérimentations et d’un workshop préparatoire. 

Compétences développées :

  • Capacité à questionner de manière ouverte une problématique, un sujet.
  • Plasticité.
  • Méthodologie de conception et de développement.

Évaluation :

  • Accrochages commentés.
  • Installations in situ des projets.

Critères d’évaluation :

  • Qualité conceptuelle.
  • Qualité plastique.

 

Information, veille presse et documentaire à retrouver sur le compte Twitter de l’ARC Muur

Nouveaux commanditaires et relations au vivant

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s : Patricia Brignone, Nathalie Vidal Aristide Antonas, architecte, philosophe, Mari Linnmann, Pierre Marsaa,  médiateurs de l’action Nouveaux commanditaires pour la Fondation de France 
  • Créneau : Mardi 14h–19h (hebdo.)

Cet Arc procède du programme Nouveaux commanditaires de la Fondation de France, avec pour protocole d’inciter tout groupe de personnes de la société civile à solliciter un·e médiateur·rice et un·e artiste pour un projet de commande d’œuvre d’intérêt général. Cette démarche vise à mettre le citoyen au centre de la production artistique et à assigner un rôle nouveau à l’œuvre : « concourir à l’invention de formes satisfaisantes à la construction d’une démocratie dont l’idéal est de permettre à tous de ne plus être le spectateur ou un laissé pour compte d’une histoire qui le dépasse mais d’en devenir, en tant que citoyen, un acteur à part entière » (François Hers, fondateur des Nouveaux commanditaires).

C’est une première qu’une école d’art s’empare de l’action des Nouveaux commanditaires comme terrain d’expérimentation et de recherche au service d’une pédagogie de l’art innovante. Ainsi, la Communauté de communes des Terres d’Auxois s’est rapprochée de l’ENSA Dijon pour réaliser un projet de réaménagement de la ferme du Hameau à Bierre-lès-Semur, faisant de l’école l’interface de ces divers acteurs : commanditaires, médiateur·rice et artiste. Les étudiant·e·s co-commanditaires (avec Le Consortium, centre d’art contemporain) sont invité·e·s à participer à la création d’une école idéale, lieu d’enseignement et de création artistiques lié au territoire de la ferme du Hameau – à ses activités et aux savoir-faire ruraux –, pleinement impliqué·e·s dans des échanges avec l’architecte et philosophe chargé de la commande, Aristide Antonas. Ce lieu a pour vocation de devenir un espace coopératif de recherche en art et en design au croisement des savoirs, axé autour de la notion du vivant. L’Arc fait écho à cette prise de conscience économique, politique, sociétale et écologique. Il est un lieu de questionnement et d’exploration des méthodologies de recherche fondées sur la pratique plastique et la production d’œuvres. Si l’art est perçu comme un levier de développement des territoires ruraux, le milieu rural est également appréhendé comme un espace prospectif apte à enrichir nos relations au vivant, expérimenter de nouvelles formes et confronter l’artiste à des réalités et des modes de production différents, loin du modèle du modèle de l’atelier ou du white cube.

Les workshops envisagés privilégient des projets in situ, tels ceux imaginés par l’artiste chorégraphe Julie Desprairies, désireuse de « révéler le mouvement des lieux », en écho à une réflexion plus globale menée autour de l’idée de communauté, l’art comme expérience et les pédagogies alternatives (de Monte Verità, Black Mountain College et John Dewey à Gilles Deleuze et Félix Guattari ou encore Paul Carter).

Compétences développées :

  • Comprendre les enjeux d’une commande Nouveaux commanditaires en qualité de commanditaire, et également du point de vue des deux autres acteurs : artiste et médiateur·rice.
  • Implication des étudiant.e.s dans la préparation des séances de travail avec l’artiste.
  • Apprentissage à l’élaboration d’une charte pour l’école idéale : comment mutualiser des connaissances et des compétences et coordonner des actions pour obtenir des résultats dont nous sommes collectivement responsables.
  • Sens du travail en commun.

Évaluation :

  • Recherche par chaque étudiant·e et présentation au groupe des écoles alternatives qui ont existé
  • Travail collectif d’écriture d’une charte

Critères d’évaluation :

  • Assiduité
  • Pertinence critique
  • Implication

Pratiques contemporaines de la peinture

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s : Alain Bourgeois, Anne Brégeaut, Bruno Rousselot
  • Créneau : Mardi 14h-18h (hebdo.) + Jeudi 14h-18h (semaines paires)

L’Arc Pratiques contemporaines de la peinture regroupe des étudiant.e.s engagé.e.s dans une recherche picturale au sein d’un atelier transversal situé dans le gymnase de l’école. Un questionnement autour des pratiques contemporaines de la peinture sera le moteur de nos échanges.
Ces discussions seront complétées :

  • par l’invitation ponctuelle d’artistes autour d’une de leurs œuvres,
  • ainsi que par la mise en place d’un cours pratique et théorique autour de la peinture imprimée.

6 cours théoriques sont proposés en complément de l’Arc, chaque étudiant.e inscrit.e à l’Arc doit en suivre 2 au minimum. Il s’agit de : Aux sources de l’abstraction, Les grandes dates de la modernité, Questions de peintre, Actualité exposition, La peinture américaine et La couleur.
Un workshop annuel est en lien avec l’ARC.

Compétences développées :
Bonne connaissance des enjeux de la peinture et de ses outils. 

Évaluation :
L’idée est d’accompagner les étudiants engagés dans un projet de peinture à découvrir,  expérimenter et développer une singularité en lien avec l’époque. 

Critères d’évaluation :

  • Investissement personnel
  • Présentation des travaux
  • Origine et évolution du projet
  •  Inscription culturelle du travail
  • Qualité des réalisations

Pratiques incorporées : États de corps et situations

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s : Patricia Brignone, Martine Le Gac
  • Créneau : Mardi 14h30–17h30 (hebdo.)

L’ARC Pratiques incorporées – Etats de corps et Situations résulte d’une collaboration entre l’ENSA Dijon et Le Dancing CDCN (Centre de développement chorégraphique national) Dijon-Bourgogne.
Il est conduit par deux enseignantes, Patricia Brignone et Martine Le Gac, intéressées par les questions du corps, l’identification et le développement d’une pratique artistique personnelle, l’être ensemble, ainsi que par la manière dont les diverses manifestations du champ chorégraphique imprègnent les arts visuels (et inversement).
Myriam Gourfink, Yaïr Barelli, Laurent Pichaud sont les artistes chorégraphes invités et interviendront chacun pendant quatre séances.
Les ateliers hebdomadaires se dérouleront tous les mardis après-midi de 14h30 à 17h30 au CDCN Dijon-Bourgogne, à l’ENSA Dijon ou dans d’autres lieux. 

L’Atelier
Après une année menée en étroite collaboration avec la chorégraphe DD Dorvillier, le projet de l’ARC en 2021-2022 s’attache à poursuivre une pratique artistique dont le corps est le moteur.
Il s’agit de vivre, connaître, nommer les différents états par lesquels nous passons. L’idée consiste à partir de soi pour en élargir les sensations, les ressentis, les significations à des perceptions et connaissances prenant en compte l’autre, et plus particulièrement les espaces et les moments traversés.
Notre intérêt se portera donc sur ce que peut être une situation combinée à l’ancrage de soi. Comment ceci nous façonne-t-il, nous inspire ? En retour, comment recréons nous cette situation (ou plusieurs situations) en interagissant avec elle(s) ? Une formule approchante serait : Reconnaitre le lieu et inventer l’endroit avec le corps pour vecteur.
Cette thématique d’un corps situé pose celle de l’espace au sens large et la possibilité d’en cerner les implications dans le corps lui-même, dans le corps social, un site, un imaginaire ou dans tout un ensemble de perspectives historiques, anthropologiques ; notamment dans le domaine artistique. Vaste démarche qui entre en résonance avec le langage chorégraphique et théorique de chaque artiste intervenant. Autant d’approches et de plongées qui convoqueront aussi bien un corps introspectif avec Myriam Gourfink, un corps disponible à tout ce qui peut advenir (sur place et dans l’instant) chez Yaïr Barelli, que la réceptivité au contexte environnant et à son usage dans le cas de Laurent Pichaud.
Car s’il est question d’apprécier et d’identifier ce qui nous arrive, l’ambition est aussi d’approfondir avec les participant-e-s de l’atelier comment en rendre compte dans les arts visuels ou les arts de la performance. En quoi ce qui est vécu et perçu se transforme encore dans l’espace-temps particulier de l’œuvre. Faire acte de présentation, de représentation appelle des mises en confrontation avec d’autres situations artistiques intéressantes à découvrir, investir et à répertorier.

Articulation de cette pratique avec les projets des étudiant.e.s et leurs recherches
Les heures d’atelier prévoient une suite de pratique physique, des temps d’échanges et des temps d’éclairages d’ordre divers (historiques, théoriques et transdisciplinaires).
Il s’agit de proposer des explorations qui permettent à chaque étudiant.e, enseignant.e, danseur.se, partenaire de découvrir toujours plus ce qui le.la concerne et de l’incarner.
L’ambition de l’ARC est que chaque personne perçoive mieux ses propres ressources et s’y appuie pour mettre en forme un projet artistique personnel ou collectif.

Tenue vestimentaire recommandée 
Vêtements et chaussures pratiques et souples adaptés aux mouvements, de  quoi écrire, dessiner. 

Compétences développées :

  • Participation physique indispensable en vue d’un travail personnel et en groupe Qualités requises : l’ouverture à l’expérimentation, faire preuve de curiosité,  une disposition à l’échange
  • Parmi les objectifs : mieux connaître le fonctionnement du corps, tout en  approfondissant la notion et la pratique de la recherche

Évaluation :

  • Participation collective et recherche personnelle combinées.
  • Contrôle continu et capacités de propositions pour l’Arc.

Critères d’évaluation :

  • Assiduité et implication.
  • Pertinence des propositions.
  • Sens critique.

Profession Artiste

  • Enseignant·e·s/Intervenant·e·s : Nathalie Elemento, Valentine Meyer, historienne de l’art et curatrice, et Anne Verschave, expert conseil  art et entreprises
  • Créneau : Sur programmation (organisation de rendez-vous de groupes professionnels)
    Mardi 16h-19h (hebdo.)

L’ARC « Profession artiste » vise à accompagner les étudiants dans une démarche « professionnelle » pour répondre à la commande publique et privée. En plus de l’exercice « citoyen » que représente cette approche, elle permet aux étudiants de trouver une méthode et des outils afin d’approfondir les concepts de leurs travaux personnels et oblige un travail de précision du langage, de la pensée. L’objectif de cet arc est de travailler le contenu et la présentation de réponse à l’appel d’offre en lien avec le travail personnel de chacun mais aussi de placer la position de l’artiste au centre de la cité en conservant son esprit critique.

Compétences développées :

  • Retranscription d’un travail dans tous ces aspects (de la parole,à la technique ,de la mettre d’intention, aux plans de réalisation)
  • Préparer l’élaboration d’une exposition (qui était prévue en juin 2021, avec des maquettes retraçant le travail ainsi que toutes les phases de réalisations. • Préciser les Intentions (note d’intention destinée à des publics divers) • Phases de l’élaboration.
  • Vérification de la réponse en lien avec l’appel d’offre.
  • Capacité à prendre la parole.
  • Dossier de présentation.
  • Site internet

Évaluation :

  • Présentation du projet, maquette et /ou réalisation in situ. (selon le site) Réponse et discussion du travail face à un jury d’acteurs du monde de l’art.  (Galerie, Présidence et ou responsables d’institutions culturelles, marchand  d’art, responsable de sociétés immobilière, ville de Dijon)

Critères d’évaluation :

  • Qualité conceptuelle en lien avec la commande
  • Capacité a la présentation
  • Qualité plastique.