Art & Design

ENSA Dijon

Nos Ateliers de Recherche et de Création (ARC)

Entre réflexion théorique et production plastique, entre champs de l’art et du design, entre contribution personnelle et création intensément collective, les Ateliers de Recherche et de Création (ARC) sont des entités pédagogiques, des espaces de réflexion et de travail, qui ont pour spécificité d’être obligatoirement transversaux et codirigés pour garantir une pluralité de points de vue.

Chaque ARC propose un enseignement à la fois théorique et pratique, et fait appel à un grand nombre d’interlocuteur·rice·s extérieur·e·s (chercheur·e·s, experts, artistes, designers, etc.) qui sont convié·e·s dans le cadre d’une conférence, d’un workshop, ou d’une journée d’étude ou colloque.

Les ARC ne se substituent ni aux cours, ni aux entretiens individuels ou aux séances d’accrochage critique organisées avec les étudiant·e·s. Ils résultent d’une démarche transversale et transdisciplinaire, qui les inscrit entre recherche fondamentale et enseignements spécifiques, permettant l’émergence de la création, de l’innovation et de leur projet de recherche plastique.

Au travers de toutes les phases du processus de création, de la conception à la monstration finale, les étudiant·e·s s’impliquent en intervenant de manière autonome et en même temps interactive avec le groupe, avec pour objet la réalisation d’un projet d’envergure, sous l’autorité et les échanges critiques des enseignant·e·s, expert·e·s et autres artistes invité·e·s.

L’inscription à un ARC est obligatoire pour chaque étudiant·e dès son entrée en 2e année.

ARC 2019 – 2020 :

  • A Forest
  • Arts du son
  • De nature indicielle
  • Façon(s) de peindre
  • Installations, expériences, méthodes
  • Mutations urbaines (Muur)
  • Modus : le geste comme schéma de pensée
  • Nouveaux commanditaires et relations au vivant

A FOREST

Dirigé par Lydie Jean-Dit-Pannel et Lionel Thenadey
Le jeudi de 14h à 19h (semaine paire)

La nuit où nous écrivons ce manifeste, le globe terrestre lumineux de l’atelier est tombé au sol. Il est fendu. Un signe ? Du glyphosate dans le miel, des orphelinats pour orangs-outans, des déchets nucléaires pour des générations, du plastique à la place des poissons, la liste est trop longue. Lobbies, déni, dérives, surdose, asphyxie. Nous n’en pouvons plus de hurler en silence. Les arbres nous impressionnent. Les fleurs nous touchent. Les animaux nous fascinent. Nous aimons vivre aimer nous éblouir. Nous aimons nous réfugier en forêt. Apaisement. Ecoute. Humilité. Imaginaire agité. Désabusé·e·s mais optimistes, élevé·e·s aux frères Grimm, aux cabanes et collectes dans les bois, attentif·ive·s au vent dans les arbres et au chant des oiseaux, fasciné·e·s par la rencontre fortuite avec un animal sauvage, martelés par les mots des ONG qui alertent à grands renfort de chiffres comparant les superficies forestières à des stades de foot qui disparaissent, nous développons notre imaginaire en forêt. Nous entendons une colère et la partageons. Même si tout semble absurde. Même si c’est déjà trop tard. Nous n’avons plus le choix. Alors nous produisons. Par les mots, les images et les formes. Rappelons l’égalité des êtres face au désastre. Il y a urgence.

L’Arc propose une rencontre hebdomadaire : diffusions de films suivies de débats, commentaires de textes et d’œuvres plastiques, échanges d’expériences en forêt, observation et sessions de prises de vue / récoltes en forêt, mise en forme et en espace des projets personnels de chaque étudiant.e, préparation et organisation d’une exposition. Nous recevrons dans cet espace 4 intervenant·e·s à l’année (artistes, scientifiques, philosophes, auteur·e·s).

L’interlocuteur privilégié de l’Arc est Florian Gaité, enseignant en philosophie de l’art (Paris 8, Université Lille III, Ciph) et chercheur à l’Institut ACTE (Sorbonne-Paris 1, CNRS). Ses travaux portent sur la notion de plasticité négative et sur les questions relatives aux affects esthétiques. Critique d’art et de danse contemporaine (France Culture, Artpress, paris-art, inferno-Magazine, lacritique.org…), il est également commissaire d’exposition indépendant.

Il proposera une conférence publique à l’Ensa Dijon intitulée « Du cerveau-rhizome à l’intelligence des arbres : pensée, création et vie végétale. » Il sera présent lors d’un premier séjour de travail en forêt. L’atelier sera accueilli par la Maison des sœurs à Pisseloup au cœur des forêts de Haute-Marne. Florian Gaité reviendra pour un travail d’écriture autour des projets de chaque étudiant·e et préparer une exposition dans un centre d’art dont il assurera le commissariat en connivence avec les étudiant·e·s.

 

ART DU SON

Dirigé par Jean-Christophe Desnoux et Nicolas Thirion, artiste associé, directeur artistique de Why Note
Le jeudi de 14h à 18h (semaine paire)

Quand on dit art du son, on utilise un terme un peu fourre-tout qui englobe les musiques électroniques « qui ne se dansent pas », les bricolages sonores acoustiques ou électriques, les performances qui jouent avec les espaces, les installations sonores… en fait, tout ce qui sort des formats consacrés rock, pop, jazz ou électro. Mais les arts du son peuvent aussi représenter, plus qu’un genre bien spécifique, une attitude, un rapport aux sons, un faisceau de pratiques, aussi bien apparentés aux musiques contemporaines qu’aux mondes de la performance et des arts plastiques. Pour des compositeurs comme John Cage dès les années 50, et plus tard Alvin Lucier, James Tenney ou La Monte Young, il s’agissait de proposer à la fois pour les interprètes et pour l’auditeur·rice de véritables expériences d’écoute, jouant avec les paramètres même du son : distorsion du temps, déploiement des sons dans l’espace acoustique, jeu avec les dynamiques, du quasi inaudible jusqu’au très très fort… Pour les créateur·rice·s sonores d’aujourd’hui, il s’agit de repenser nos rapports à l’écoute, aux codes du concert et du spectacle, aux genres musicaux.

Jean-Christophe Desnoux et Nicolas Thirion proposent une série de rencontres, conférences et workshops à la découverte des esthétiques et pratiques des arts du son, à destination des étudiant·e·s de l’ENSA Dijon, musicien·ne·s instrumentistes ou électroniques ou non-musicien·ne·s. Ils mettront notamment à disposition des étudiant·e·s un instrumentarium singulier – mini-synthés, planches à clous, microcontacts, consoles de mixage, mise en feedback, magnétos K7 etc. – et les inviteront à inventer collectivement leur propre vision et interprétation d’œuvres emblématiques des musiques expérimentales – partitions-textes ou notations graphiques.

Cette année, l’Arc sera construit autour de deux ou trois projets de création, qui trouveront leur aboutissement dans la saison Ici l’Onde proposée par Why Note ou dans d’autres lieux culturels dijonnais : la participation au Grand Orchestre de la Transition, animé par François Ribac (où comment continuer à créer après l’Apocalypse), une création autour de la thématique Jeu et Sport (travail autour de la notion d’effort, de performance)…

 

DE NATURE INDICIELLE

Dirigé par Luc Adami, Pierre Guislain et Pascale Séquer
Le jeudi de 14h à 17h (et mardi sur RDV)

L’Arc De nature indicielle, reconduit depuis six années, développe la recherche en liaison avec le milieu professionnel du cinéma et de l’audiovisuel.

L’idée est de construire un récit :
•    en articulant les deux temporalités de l’image :
    •  la photographie et l’image fixe 
    •  la vidéo et l’image en mouvement  
    • en recherchant des contaminations et des perturbations entre les deux média.

Influencé par des genres cinématographiques tels que le fantastique et la science-fiction, l’étudiant·e développe un personnage de récit (persona) emblématique de son univers.

Dans un premier temps, un regard en commun sur un choix de films orientera la problématique de l’année (discussions sur la mise en scène au cinéma). Dans un second temps, il sera demandé aux étudiant·e·s de réaliser une pièce artistique en se confrontant aux contraintes méthodologiques et techniques et d’utiliser essentiellement un appareil reflex numérique pour la production d’une photographie et d’une vidéo sonorisée.

Cet atelier privilégie une organisation spatiale (l’accrochage dans l’espace) plutôt qu’une organisation temporelle (le montage sur ordinateur).

L’évaluation se fera du story-board à l’accrochage :

•    écriture du récit et story-board
•    prise de vue fixe / image en mouvement
•    prise de son
•    discussion et choix
•    impression et contre-collage photographique
•    montage vidéo et spatialisation sonore
•    accrochage

 

FAÇON(S) DE PEINDRE

Dirigé par Alain Bourgeois, Anne Brégeaut, Gerald Petit, Bruno Rousselot et Lionel Thenadey
Le mardi de 14h à 18h (toutes les semaines) et le jeudi de 14h à 18h (semaines paires)
ARC associé à l’Axe de recherche Peinture & couleur

L’ARC Façon(s) de peindre regroupe les peintres de l’école et un vidéaste, qui revendiquent au travers de leurs pratiques très diverses, chacun une « façon de peindre ».  L’idée est d’inviter les étudiant·e·s engagé·e·s dans un projet de peinture au sens large, à découvrir, expérimenter, et développer leur propre singularité.

Atelier peinture
Ce lieu de pratique de la peinture au sein de l’ENSA Dijon est avant tout un lieu de production, d’échanges et de rencontres autour des pratiques picturales actuelles. Cet atelier est animé par un groupe d’enseignant·e·s toute la semaine.

ARC Façon(s) de peindre
Il se propose d’être un lieu ressource et s’ouvre ainsi à toutes les problématiques picturales : les matériaux de la peinture et leurs dimensions historiques, les supports, etc. Les enseignant·e·s mettront en place des cours théoriques abordant d’un côté les problématiques de couleur et de perception, et de l’autre une approche des œuvres historiques et actuelles. Cet enseignement de la peinture s’organisera également autour d’invitations d’artistes sous la forme de conférences, interventions, journées d’étude, workshops et voyages.

Chacun des intervenant·e·s proposera ses propres champs d’expérimentation :

•    Alain Bourgeois : L’héritage et les relations de l’objet tableau à l’architecture
•    Anne Brégeaut : La narration en peinture
•    Gerald Petit : Le procédé singulier
•    Bruno Rousselot : Le tableau aujourd’hui
•    Lionel Thénadey : Du low tech au numérique

Différentes interventions seront ponctuellement organisées :

•    Analyse d’une œuvre (bibliothèque)
•    Invitation d’un artiste autour d’une de ses œuvres
•    Présentation des mouvements de peinture (histoire de la peinture avec quelquefois un invité historien)
•    Après-midi techniques : techniques de la peinture et leur histoire.
•    Le projet artistique et la professionnalisation.

 

INSTALLATIONS, EXPÉRIENCES, MÉTHODES

Dirigé par Didier Marcel et Pierre Tillet
Le mardi de 14h à 18h (semaine paire)

L’Arc est un espace ouvert et collectif qui est une réponse évidente à la philosophie des apprentissages.
Elle trouve toute légitimité dans une appréhension différente de la notion de recherche au vu des modèles universitaires excessivement parcellisés. La sculpture et l’installation sont des pratiques qui s’envisagent d’autant mieux collectivement qu’elles imposent une immersion dans des procédures exigeantes.
L’étudiant·e se projette avec concentration dans une disponibilité perceptuelle « sans limites » où il·elle ne doit rien s’interdire à priori dans le champ des expérimentations conceptuelles et factuelles.
La conscience n’est affinée qu’au contact des réalisations qui demeurent l’émanation.

MUTATIONS URBAINES (Muur) 

Dirigé par Laurent Matras et Jean-Pierre Tixier 
Le mercredi de 14h à 18h
ARC associé à l’Axe de recherche Mutations Urbaines

Nous évoluons dans un monde qui bouge et qui change très rapidement. La revue trimestrielle We Demain révèle quelles sont les initiatives technologiques, économiques, énergétiques, médicales, environnementales, alimentaires, artistiques, qui changent le monde et remettent chaque jour un peu plus l’individu au cœur du système dans une nouvelle économie de partage.

Dans la veine des multiples initiatives présentées dans la revue We Demain, l’Arc Muur propose d’imaginer de nouvelles pratiques, de nouvelles propositions, de nouveaux projets, de nouvelles utopies dédiées à l’espace public. La ville évolue vers la ville durable, la ville sociale. Ces changements questionnent de façon vive et active les réflexions/actions sur l’espace public, l’habitat, les échanges, les déplacements…

À partir d’un corpus théorique et d’expérimentations que nous rassemblerons, nous nous attacherons à comprendre, intuiter, expérimenter de nouvelles formes, de nouvelles attitudes, de nouvelles typologies. Expérimentations prospectives, installations, projections, provocations. Travail in situ avec des partenaires (Grand Dijon, associations de quartier, entreprises). Cette année, dans la continuité de notre échange France-Chine, nous poursuivrons nos recherches d’installations temporaires de mobiliers dans l’espace public, en questionnant de nouveaux usages, de nouveaux métissages, de culture, de matières. Nous travaillerons en partenariat avec l’université du Hubei à Wuhan en Chine, et avec le service Urbanisme de Grand Dijon. Nous présenterons ce travail lors de la biennale de design à Saint-Étienne.

 

MODUS : LE GESTE COMME SCHÉMA DE PENSÉE

Dirigé par Carlos Castillo et Nathalie Elemento
Le mardi et le jeudi, de 14h à 18h

L’Arc Modus souhaite développer une manière de voir, de concevoir et d’expérimenter l’art aujourd’hui, en tenant compte des différents médiums de création et des territoires possibles.
Au-delà d’une opposition de langage qui pourrait être perçue comme dualiste – le dessin, la sculpture, la peinture, l’installation, la performance – il s’agira d’apprendre à regarder, à voir, à discuter puis à se positionner. Il existe des modalités de percevoir, des modalités de voir (de la figure à la figuration) et des modalités de parler (usage du langage). Chaque étape n’est pas forcément en continuité avec la précédente du fait même du changement d’outil.
L’élaboration de techniques, de schémas de pensées qui vous seront personnelles seront développées et encouragées, transmises. Des questions, envisagées puis posées au travers de la dénomination des différentes pratiques, de la maquette à l’objet, à la sculpture, de la danse à la performance, de l’installation, du dessin à la peinture avec les questions soulevées de ce qui les caractérise, les relie, les différencie.
L’Arc Modus se veut un espace expérimental, de recherches et de productions d’œuvres sans limites de supports (ou de matériaux), où l’étudiant.e pourra développer la recherche plastique en utilisant le dessin comme moyen pour concrétiser une idée, et en s’impliquant pleinement de manière autonome, dans la production de pièces. Des séances ponctuelles en interne, sur des thématiques proposées par chacun·e des professeur·e·s codirigeant l’Arc Modus, fera émerger des discussions et présentations sur l’art au niveau national mais aussi à l’international, à l’aide de diaporamas, de films, d’œuvres réelles ou de tout autre moyen existant, et permettra aux participant·e·s de se positionner dans leurs recherches en tant que futurs créateurs·rices.
L’Arc Modus proposera des workshops, visites d’ateliers d’artistes, voyages dans les centres d’art, musées locaux ou nationaux, foires internationales.
Le principe d’ouverture vers l’extérieur, avec la diversité et la richesse des échanges, permettra de confronter l’étudiant·e aux artistes & théoricien·ne·s invité·e·s qui les aideront à mieux développer le niveau de leurs recherches, en rapport direct avec les questionnements et la diversité de l’art aujourd’hui.
Organisation de tables rondes, « le carré critique », en présence d’artistes et de personnalités du monde de l’art.

NOUVEAUX COMMANDITAIRES

Dirigé par Nathalie Vidal, Pierre Tillet, Martine Clouzot, historienne, université de Bourgogne, Mari Linnmann, médiatrice de l’action Nouveaux commanditaires, Fondation de France,  Pierre Marsaa, médiateur de l’action Nouveaux commanditaires, Fondation de France
Le mardi de 14h à 19h
ARC associé à l’Unité de Recherche Art & Société

Cet Arc s’appuie sur le programme Nouveaux commanditaires mis en place à partir de 1991 par la Fondation de France. Le protocole des Nouveaux commanditaires part du principe que n’importe quel groupe de personnes de la société civile qui le désire peut faire appel à un·e médiateur·rice et à un·e artiste pour l’aider à assumer la responsabilité d’une commande d’œuvre d’art. Cette commande doit répondre à un problème d’intérêt général formulé par le groupe de commanditaires grâce à l’aide du médiateur.

Les Nouveaux commanditaires mettent ainsi le citoyen au centre de la production artistique et donnent un rôle nouveau à l’œuvre : celui de « concourir à l’invention de formes satisfaisantes à la construction d’une démocratie dont l’idéal est de permettre à tous de ne plus être le spectateur ou un laissé pour compte d’une histoire qui le dépasse mais d’en devenir, en tant que citoyen, un acteur à part entière » (François Hers, fondateur des Nouveaux commanditaires).

C’est la première fois depuis la naissance du protocole qu’une école d’art s’empare des Nouveaux commanditaires pour en faire un terrain d’expérimentation et de recherche au service d’une pédagogie de l’art innovante. La communauté de communes des Terres d’Auxois s’est rapprochée de l’ENSA Dijon pour réaliser un projet de réaménagement de la ferme du Hameau à Bierre-lès-Semur dans le cadre de l’action des Nouveaux Commanditaires. L’Ensa Dijon se situe ainsi à l’interface de tous les acteur·rice·s du projet : commanditaires, médiateur et artiste.

Pour cette année académique, les étudiant·e·s envisageront le projet de réaménagement de la Ferme du Hameau en résonnance avec les problématiques environnementales et leurs sensibilités plastiques. L’élaboration du projet sera menée en concertation avec les usagers de ce territoire pour un espace destiné à la création, un lieu d’expérimentation et de réinvention. La présence d’un lieu pour l’Ensa Dijon dans ce milieu rural est une formidable opportunité pour créer un espace collectif qui deviendra un instrument de médiation, de dialogue et impulsera un travail collaboratif.

Un grand nombre d’étudiant·e·s place le vivant au centre de leur préoccupation. L’Arc fait écho à cette prise de conscience économique, politique, sociétale et écologique. Il est un lieu de questionnement et d’exploration des méthodologies de recherche fondées sur la pratique plastique et la production d’œuvres. Si l’art est perçu comme un levier de développement des territoires ruraux, le milieu rural est également appréhendé comme un espace d’innovation où il est possible d’enrichir nos relations à la nature, d’expérimenter de nouvelles formes et de confronter l’artiste à des réalités et des modes de production différents, éloignées du modèle du white cube.